Pierre de Nolhac

Pierre de Nolhac est né à Ambert dans le Puy-de-Dôme le 15 décembre 1859 et est mort à Paris la 31 janvier 1936. Après une scolarité au Puy en Velay, Rodez et Clermont-Ferrand, il s’installe à Paris en 1880 pour suivre des études de lettres à la Sorbonne et à l’Ecole pratique des Hautes études. Il avait découvert Paris en 1878 lors de sa venue p...

Pierre de Nolhac est né à Ambert dans le Puy-de-Dôme le 15 décembre 1859 et est mort à Paris la 31 janvier 1936. Après une scolarité au Puy en Velay, Rodez et Clermont-Ferrand, il s’installe à Paris en 1880 pour suivre des études de lettres à la Sorbonne et à l’Ecole pratique des Hautes études. Il avait découvert Paris en 1878 lors de sa venue pour l’Exposition universelle et déjà il notait dans son journal : « Ce que j’ai vu de plus beau à Paris, c’est Versailles ». Dès son arrivée à Paris, il fréquente les salons littéraires où il rencontre Alphonse Daudet, José Maria de Hérédia ou Leconte de Lisle.

En 1882 il se marie à Alix de Goÿs de Mezeyrac et la même année il devient membre de l’Ecole Française de Rome, il se rend en Italie et travaille notamment sur l’humanisme italien du XVIe siècle. Il passe beaucoup de son temps dans les bibliothèques où il découvre plusieurs manuscrits importants, comme celui du Canzoniere de Pétrarque à la Bibliothèque Vaticane.

A son retour à Paris, il est nommé attaché au Château de Versailles en 1887 où il s’installe avec sa famille. Pendant cette période, il publie ses premiers ouvrages sur l’histoire du Château de Versailles et ses personnages historiques comme Marie Antoinette. En 1892, il est enfin nommé conservateur en chef du Château et jusqu’en 1920 il va œuvrer pour réhabiliter Versailles. Nolhac transforme l’aménagement du Château et lui redonne sa dimension de symbole national. Il remet au goût du jour la tradition des réceptions officielles de la République à Versailles ce qui rendit au Château sa vocation d’être utilisé dans la vie diplomatique Française. Il a un rôle important dans l’organisation du Traité de Versailles de 1919 et, pour le remercier, Clémenceau lui offre la plume d’or avec laquelle le Traité a été signé.

En 1920, il prend sa retraite, est nommé à la tête du musée André Jacquemart à Paris et en 1922 il est enfin élu à l’Académie française. Il meurt presque sourd et presque aveugle  en 1936.

Détails
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  • Pierre de Nolhac attaché puis conservateur du musée national de Versailles de 1886 à 1920, est de fait le premier biographe de Marie-Antoinette. Membre de l’Académie française décédé à soixante quinze ans le 31 janvier 1936 au musée Jacquemart-André à Paris, il venait de confier à la librairie Plon le soin de publier la présente édition bibliophilique afin de laisser à la postérité la quintessence de ses recherches d’historien et d’historien de l’art sur Marie-Antoinette, terminant son opus par une phrase bien révélatrice de l’auteur :« Le peuple se demande déjà ce qu’a gagné la République à tuer cette femme. »

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  • Pierre de Nolhac nous livre dans cet ouvrage ses souvenirs de conservateur du Château de Versailles de 1887 à 1920. Il est nommé attaché au Château de Versailles en 1887 et à l’époque aux yeux de tout le monde, il s’agit d’une sinécure. Gabriel Monod lui disait « C’est fort peu payé, mais on est logé, et l’air de Versailles sera bon pour vos enfants ». Dès sa nomination il souhaite moderniser la muséographie pour faire connaître les chefs d’œuvre conservés à Versailles mais le conservateur du château, Charles Gosselin, le reprend en lui disant « Sachez bien que je n’ignore pas les richesses que nous avons […] Ecrivez des livres sur Versailles, si cela vous amuse, mais laissez en paix ce musée qui n’intéresse plus personne ». C’est à partir de 1892, date à laquelle il est nommé conservateur en chef, qu’il est résolu à réhabiliter l’ancien palais des rois de France. Il étudie et classe les collections, il fait des recherches aux Archives nationales qui lui permettent de remettre à leurs emplacements d’origines des boiseries ou des tableaux qui avaient été conservés. Il rend au château sa dimension de symbole national, il initie la tradition des réceptions officielles de la République à Versailles et lui redonne sa vocation historique attachée à la vie diplomatique comme avec l’organisation de la signature du Traité de Versailles en 1919. Ouvrage enrichi de nombreuses photos et gravures.

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